Running : la course à l’impression 3D

Mis à jour : 16 mai 2018

Dans les pas de Nike
 et de sa chaussure 
de foot Vapor Carbon, C’est au tour d’Adidas de présenter le concept de sa Futurecraft 3D, tandis que New Balance annonce pour sa part la commercialisation prochaine de son modèle de chaussures intégrant une semelle imprimée en 3D.


Adidas Futurecraft 3D

Imaginez : un client entre dans une boutique, fait quelques foulées sur un tapis de course et obtient immédiatement une chaussure de running personnalisée, imprimée en 3D. Telle est l’ambition d’Adidas qui dévoilait en octobre dernier sa Futurecraft 3D, une chaussure de running dotée d’une semelle intermédiaire réalisée grâce à l’impression tridimensionnelle et personnalisable en fonction des besoins en amorti de chaque pied. A travers ce nouveau concept, le géant allemand entend pousser la personnalisation de la chaussure à son paroxysme en créant une copie conforme, souple et entièrement respirante de l’empreinte de pied du sportif, épousant ses contours et ses points de pression. « Nous avons utilisé cette combinaison unique de matières et procédures, sous une forme totalement nouvelle, explique Eric Liedtke, membre du conseil d’administration d’Adidas AG. Notre semelle intermédiaire imprimée en 3D nous permet non seulement de concevoir une chaussure de running exceptionnelle, mais également d’utiliser les données de performance afin d’offrir des expériences sur mesure, qui répondront aux besoins de chaque athlète ». La Futurecraft 3D devrait être réalisée dans le cadre d’un partenariat ouvert avec Materialise, société spécialiste de l’impression 3D. A noter également que ce concept n’est que le premier chapitre du programme Futurecraft mis en place par Adidas. D’autres innovations devraient rapidement voir le jour...

La concurrence n’est pas en reste puisque de son côté, l’Américain New Balance a annoncé il y a quelques semaines le lancement pour 2016 de sa première paire de running intégrant elle-aussi une semelle fabriquée grâce à des imprimantes 3D. En 2013, l’équipementier avait été le premier à voir un de ses athlètes, en l’occurrence le demi-fondeur Jack Bolas, courir avec des pointes conçues en impression 3D. « Il y a 2 ans, nous avions dit que cela était l’avenir de la chaussure et aujourd’hui nous sommes fiers d’offrir ce futur aux consommateurs avec une semelle entièrement imprimée en 3D, lâche Robert DeMartini, le PDG de New Balance. Grâce à l’impression 3D, nous amenons la personnalisation de la performance à un niveau jamais atteint. Ces progrès représentent une étape importante pour devenir l’une des plus grandes marques de sport au monde. » Pour cela, New Balance collabore avec 3D Systems et son nouveau matériau élastomère thermoplastique baptisé DuraForm Flex TPU. Résultat : une semelle offrant un équilibre optimal entre souplesse, force, poids et durabilité. « Ce projet représente une collaboration technique sans précédent dans la chaussure, a quant à lui fait savoir Sean Murphy, responsable de l’innovation. Pour offrir ce niveau de performance avec un composant imprimé en 3D, nous avons fait travailler ensemble des experts du running et de la biomécanique avec des spécialistes de l’ingénierie du plastique, du développement de matériel et de conception générative. » Présenté lors du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas en janvier prochain, ce modèle sera d’abord commercialisé dans le flagship de la marque à Boston à partir d’avril 2016 puis dans une sélection de boutiques New Balance dans le monde entier. TH

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