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Robert Siegel, Bomber Ski : « Une marque lifestyle de luxe »

Mis à jour : 23 juin 2018

La fabrication est italienne mais la marque est américaine. Bomber Ski compte deux ambassadeurs de choix avec Marc Girardelli et Bode Miller, ce dernier étant même actionnaire de l’entreprise. Le point avec Robert Siegel, fondateur et Pdg.



A l’heure de la concentration de l’industrie du ski, Bomber s’inscrit dans la tendance quasi paradoxale d’un retour des artisans. Les skis sont fabriqués dans un atelier situé à Cossatto, dans le Piémont, repris par un magnat de l’immobilier américain, Robert Siegel, passionné de ski. Celui-ci tenta même une carrière de skieur pro au sein de l’académie de Green Mountain Valley dans le Vermont, avant de se tourner vers les affaires.

Les quelque 5 000 paires de skis fabriquées chaque année par Bomber sont donc « made in Italy » et réalisées dans les règles de l’art. « Nous ne lésinons ni sur la qualité des matériaux ni sur le temps de fabrication, souligne Robert Siegel. C’est la différence entre une Lada et une Porsche, les deux vont vous conduire d’un point A à un point B, mais vous aurez beaucoup plus de plaisir à y aller en Porsche ! ». L’atelier italien produit des skis de course que Bode Miller a chaussés en compétition ; la marque est également entrée dans le pool des fournisseurs des équipes US et canadiennes. Mais le Pdg veut aussi « permettre à tous les skieurs de skier mieux, et tout particulièrement les skieurs de niveau moyen ».


Une galerie à New York


Bomber vise sans détours l’univers du luxe, mais un luxe relativement abordable. « Bomber n’est pas une marque de ski, mais une marque lifestyle de luxe » et le prix des skis commence à 1 600 $ et s’établit en moyenne autour de 1 900 $, précise Robert Siegel.

Comme toute marque « lifestyle » qui se respecte, l’entrepreneur multiplie les « services plus » et événements premium. Le magnat de l’immobilier a posé l’enseigne Bomber sur la prestigieuse Madison Avenue de New York, dans une atmosphère qui tient plus de la galerie d’art que du magasin de sport. Car la marque affiche une authentique fibre artistique et propose des modèles aux décors reprenant les œuvres de Keith Harring ou de Jean-Michel Basquiat. Une démarche que l'on trouve dans l’univers du streetwear et du skate, mais encore rare dans le milieu du ski.



Autres services plus, le lancement d’événements labélisés « Bomber Experiences », des journées de test organisées pour les clients et prospects de la marque. Au programme, entraînement et conseils de Bode Miller et course avec médaille décernée au champion du jour. Celles-ci se déroulent dans les stations où la marque est présente, comme à Courchevel en partenariat avec le magasin Bernard Orcel. Bomber compte 26 points de vente, majoritairement dans les Alpes, et le Pdg prévoit de renforcer son implantation sur le marché nord-américain en 2018.


La marque propose à ses clients des journées tests "Bomber Experiences" en compagnie de Bode Miller, him self !

Pour compléter la gamme de skis, Bomber signe une micro offre textile. La collection se résume à une veste, déclinée en version homme et femme. Matières haut de gamme, fabrication et détails soignés, elle est proposée à 2 150 $. Mais ici aussi Bomber adopte un positionnement inédit pour une marque de ski en proposant une veste totalement crossover. De forme blazer avec des détails astucieux pour cacher les fonctions techniques, elle est pensée pour être portée la semaine à Milan et le week-end sur les pistes. La collection devrait s’étoffer progressivement. L’univers lifestyle se construit pièce par pièce. SB


Des graphismes reprenant les œuvres de Jean-Michel Basquiat (ci-dessus) ou de Keith Harring (en haut).

©Photos Bomber