Aston Martin Vantage : « une silhouette sculpturale »

Mis à jour : 29 juin 2018

Après avoir lancé la DB11, son navire amiral, puis la DB11 Volante, la version découvrable ou encore la stupéfiante Valkyrie, le constructeur britannique poursuit le renouvellement de sa gamme avec la Vantage. Détails.



Vantage, le nom claque comme une
promesse de performance et de
vitesse. La première fois qu’il fut utilisé par Aston-Martin, c’était en 1951 pour estampiller 
la version « musclée » de la DB2. Quant à la
 première Vantage du nom, elle est apparue 
en 1977, succédant à la sur-vitaminée DBS 
Vantage. Label ou nom propre, Vantage est
 à chaque fois dans l’histoire du constructeur synonyme de sportivité. Une noble
l ignée qui renaît en 2005, avec la Vantage
V8, surnommée la « petite Aston ». L’auto 
était certes d’un gabarit compact mais ce
 que l’on perdait en habitabilité, on le
 gagnait en maniabilité. La GT se montrait
 précise dans les virages et rapide dans ses 
reprises. C’est le best-seller de l’histoire de 
la marque avec 25 000 modèles vendus.
 Après douze ans de bons et loyaux services,
 celle-ci vient de tirer sa révérence pour laisser place à la nouvelle Vantage, qui arrivera sur nos routes ce printemps . Même configuration : biplace et un V8 sous le capot.

Sa stature à la fois fine et athlétique exprime l’agilité et le dynamisme. Campée sur ses larges roues tel un félin prêt à bondir, la nouvelle Vantage séduit par sa silhouette affûtée, née sous le crayon du designer Marek Reichman. « Son langage stylistique est certainement le plus puissant et audacieux jamais vu sur une Vantage. Un chasseur, léger par son poids et par voie de conséquence léger dans son esthétique visuelle. Le dessin est basé sur une simple ligne de tension, inspirée de la DB10 [la voiture de James Bond dans le dernier opus Spectre, produite à seulement dix exemplaires pour les besoins du film, Ndlr] et de l’extrême Vulcan, combinant ces deux expressions stylistiques dans une silhouette sculpturale, dynamique, pure et élémentaire », explique Marek Reichman, directeur créatif et vice-président d’Aston-Martin.

La Vantage bénéficie d’une structure en aluminium qui lui fait perdre quelque cent kilos par rapport au modèle précédent, pour un poids total de 1 530 kg répartis équitablement sur les deux essieux. Pour la première fois chez Aston-Martin, les trains roulants bénéficient d’un différentiel actif piloté électroniquement (E-Diff) pour une tenue de route plus dynamique.


Côté motorisation, la belle anglaise reçoit un V8 4.0 litres bi-turbo signé Mercedes-AMG. Rappelons que le groupe allemand apporte sa technologie en échange d’une prise de participation de 5 % dans le capital du constructeur britannique. L’engin développe une puissance de 510 ch, ce qui permet de catapulter la GT de 0 à 100 km/h en 3,6 secondes, pour une vitesse de pointe annoncée à 314 km/h. Des performances de supercar, à apprécier sur autoroute outre- Rhin... Le V8 est associé à une boîte automatique ZF à 8 vitesses et sera ultérieurement disponible en boîte mécanique.

L’histoire du design se poursuit à l’intérieur de la Vantage, avec un cockpit typé sport. L’assise basse, les sièges enveloppant, le volant sport gainé de cuir, créent une expérience de conduite plus immersive. L’ ergonomie a été particulièrement travaillée au niveau des commandes qui tombent aisément sous la main, avec un espace de rangement derrière les sièges, très appréciable au quotidien. Un habitacle, tendu de cuir, agrémenté de touches et de détails en aluminium brossé, qui offre deux places dans une savante alchimie de luxe et de sportivité. EG



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