3 questions à Johan Eliasch, CEO de Head Sport

Mis à jour : 15 juin 2018

Johan Eliasch, CEO de Head, était à Paris avant le coup d’envoi de Roland-Garros. Sport Design l'a rencontré.

Johan Eliasch entouré de Novak Djokovic et Alexander Zverev.

Comment se porte Head ?

Toutes les catégories sont dynamiques. Les sports d’hiver représentent 40% de l’activité, autant pour les sports de raquette, l’univers nautique et les licences, 20%. Head a remporté 16 médailles d’or aux derniers JO d’hiver avec ses champions. Nous sommes leader en Europe et dans le peloton de tête aux Etats-Unis. Côté tennis, nous nous plaçons en pôle position aux Etats-Unis (avec notamment 66% de PDM sur les balles) et en Europe, tandis que notre développement continue en Asie. Nous occupons une position forte en padel, surtout en Espagne. Ce sport va continuer à croître, même en France, un pays qui est fier de son passé dans le tennis.


Quelles sont les relais de croissance ?

Head investit beaucoup dans le sportswear, qui ne représente encore que 3% de l’activité mais devrait être bientôt aussi dynamique que les « hard goods ». Nous étudions le marché à la recherche d’opportunités de croissance externe, mais nous ne voyons pas de candidat qui pourrait nous intéresser pour le moment. Le choix d’une marque à racheter est conditionné à ses valeurs. Il faudrait bien évidemment qu’elle soit tournée vers l’innovation produit.


Qu’en est-il du graphène, le dernier matériau commercialisé ?

A la fois résistant et léger, le graphène, utilisé depuis 2013 en ski et en tennis, présente des propriétés phénoménales comme aucun autre matériau. Mais il coûte encore très cher pour le moment. Nous l’intègrerons à d’autres modèles de raquettes que la gamme performance « Tour » quand son coût baissera, une fois que l’industrie aura trouvé de nouvelles utilisations. MQ

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